Forum de Dublin - Echo de l'atelier " L’égalité pour tous" 2
Certains impacts de la crise
Nous pouvions à une certaine époque nous réjouir de la disparition pratiquement totale de l’esclavage dans nos pays.
Hélas depuis un certain temps, elle revient avec une rapidité inquiétante et trop souvent nous n’en parlons pas.
Le constat et sincèrement inquiétant quand on parle de la traite des êtres humains.
Avec la crise que nous connaissons partout dans le monde, ce trafic est en constante augmentation.
Que ce soit pour les mettre au travail ou dans le cadre des réseaux de prostitutions, les abus à l’encontre des personnes les plus déshéritées sont incalculables et innommables.
La crise financière est liée à une crise d’égalité qui amplifie le fossé entre les différentes couches sociales.
Pour prendre l’exemple de l’Irlande, où nous tenions le Forum du PSE, 15% des irlandais possèdent 75% des richesses du pays.
Dans les autres pays européens, la situation est tout aussi dramatique.
Avec les nouvelles données récoltées pendant l’évolution de cette crise, nous avons pu dresser une situation réaliste, mais terrible de ce qui est vécu au quotidien par le citoyen européen.
Les personnes de couleur, handicapées, chômeurs et les familles monoparentales, sont les plus touchées et les plus affaiblies.
Le constat est affligeant et pourtant bien réel.
Une fois de plus, nous ne sommes pas égaux face à la crise.
Le constat que je dresse ci-avant n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais avec les informations en notre possession, nous pouvons présenter des projets nécessaires pour la population.
Nous avons toujours voulu que les investissements dans les services publics soient plus importants, car ceux-ci sont nécessaires et surtout utiles à toutes la population.
Nous voulons un renouveau dans le secteur public, tant dans l’administration que les autres services à la personne tels que les hôpitaux, les services de transports, les services sociaux, afin de recréer un lien avec nos concitoyens et ainsi, recréer une meilleure distribution des richesses.
Nous ne voulons plus du monopole des financiers, nous ne voulons plus que tout un chacun soit obligé de subir et payer les conséquences pendant que la minorité qui a créé cette crise financière garde leurs acquis et se cache encore derrière des liasses de billets.
Nous ne voulons plus de ce qui est imposé aujourd’hui par les banques et les magnas de toutes sortes.
Cela doit cesser !
Nous devons cependant rester réalistes, nous voulons changer, mais les changements prennent du temps.
Nous devons aussi penser à une meilleure visibilité pour les minorités, car c’est de cette manière que nous pourrons mieux comprendre les besoins réels des différentes populations vivant en Europe.
Une grande question qui est posée et pour lequel nous devons trouver une réponse au plus vite, est de savoir ce que l’on entend en général par égalité pour tous.
En effet, tous les partis confondus en Europe parlent de social, même les libéraux.
Ce qui nous distingue au PSE et la définition donnée entre autre à « l’égalité pour tous »
Egalité est un mot très utilisé et souvent mal utilisé.
- L’égalité, face à la crise, face à la justice, à la maladie, ou à l’aide apportée par l’Etat ?
- Pour tous, tous les citoyens européens, tous les habitants de l’Europe (les immigrés) aussi ?
Une chose est certaine pour nous au PSE :
Chaque femme, enfant et homme se trouvant sur le sol européen est en droit à vivre dans le respect et dans la dignité, quel que soit sa religion, sa couleur de peau, son orientation sexuelle, sa vision de la vie.
Quelques chiffres
En ce moment en Europe, 67% de la population est dite population active.
Mais quelle définition donner à population active ?
La population en âge de travailler est la population active.
Donc elle génère l’économie, les taxes, l’impôt qui permettent de faire fonctionner nos différentes institutions.
67% est cependant un chiffre sur lequel nous devons nous arrêter et réfléchir.
En effet, ce chiffre n’est pas constant et d’ici 2050, il tombera à 57%.
Avec 57% seulement de population active en 2050, nous n’aurons plus la possibilité de faire face aux différentes dépenses qui devront être prévues pour payer les institutions et nous risquons de perdre pas mal d’acquis sociaux et de creuser encore l’inégalité entre le citoyen fortuné qui pourra tout s’offrir et le citoyen moyen qui ne pourra même plus se faire soigner correctement.
Il est facile de critiquer l’immigration que nous connaissons, cependant, il s’agit d’une population active bien nécessaire au bon fonctionnement de nos différentes institutions.
Si nous n’avons plus cette population active, nous ne pourrons plus créer, ni même subvenir à nos besoins de base.
L’égalité pour tous, bien sur, je suis pour car l’un sans l’autre, l’être humain ne peut espérer évoluer et vivre sereinement en créant un avenir meilleur pour les prochaines générations.
Fabrice JAMAR
Militant PSE Namur